01 mars 1999| Vol. 1, No. 2 - Mars-avril 1999 |
Consommation d'alcool ?

C’est avec un grand plaisir qu’à nouveau nous entrons en contact avec vous par le biais de cette chronique portant sur la consommation d’alcool et de drogues.

Nous voulons, tout d’abord, rectifier une erreur qui s’est glissée dans le premier article concernant le numéro de téléphone du service Urgence-Toxicomanie du Centre Dollard Cormier. Il aurait dû se lire comme suit : (514) 288-1515.

D’autre part, comme nous vous le mentionnions précédemment, cette chronique cherche plus spécifiquement à établir un dialogue avec vous sur les aspects touchant la consommation d’alcool et drogues. En attente de vos commentaires, nous avons pensé vous entretenir de la consommation d’alcool chez la femme.

Savez-vous que l’alcool est un drogue psychotrope, une substance psychoactive? Que de mots qui, somme toute, sont synonymes !

Voyons de plus près la définition d’une drogues psychotrope. Selon Santé et Bien-être social Canada (1990) :Les drogues psychotropes sont des drogues qui peuvent modifier ou altérer les pensées, les sensations ou le comportement d’une personne. En outre, ces drogues présentent habituellement des effets physiques, mais ce qui les distingue des autres drogues est le fait qu’elles influent sur l’esprit et les sens. Le terme « psychotrope » signifie littéralement « qui agit, qui donne une direction (trope) à l’esprit ou au comportement (psycho) ».

Les psychotropes ne sont pas nécessairement des drogues prescrites. Certains, comme la nicotine et l’alcool, peuvent être achetés et consommés par presque n’importe qui. D’autres, comme le cannabis et la cocaïne, sont des drogues illicites vendues sur le marché noir. En ce sens, l’alcool favorise l’interaction sociale, fait tomber des inhibitions, rend plus bavard, etc.

Qu’en est –il de la consommation d’alcool chez les femmes? Ce n’est qu’au début des années ’80 que les chercheurs ont commencé à analyser de façon plus systématique la consommation d’alcool chez ces dernières. Ces études révèlent que les femmes consomment moins d’alcool et de drogues illicites que les hommes mais plus de médicaments psychotropes (Guyon, L. et Geoffrion, Y., 1997), tous groupes d’âges confondus. Par contre, la situation serait plus inquiétante chez les jeunes femmes âgées entre 15 et 24 ans. En effet, dans l’enquête sociale et de santé en 1992-1993, 27% d’entre elles affirment avoir pris cinq consommations d’alcool ou plus lors d’une même occasion et ce, au moins à cinq reprises durant une année, ce qui constitue une conduite à risque (Guyon, L. et Geoffrion, Y.,1997).

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi correspond une consommation standard ? Si nous y regardions d’un peu plus près, nous verrions qu’une consommation standard équivaut à :

12 onces (340 ml) de bière régulière à 5% d’alcool
5onces de (150 ml) de vin régulier à environ 12% d’alcool
3 onces de vin apéritif à environ 20% d’alcool
1,5 onces (45ml) de spiritueux à environ 40% d’alcool

Si vous choisissez de boire de l’alcool, nous vous suggérons ici quelques points de repère qui peuvent guider votre consommation :

Essayez de ne prendre que 2 consommations par jour en maintenant deux jours de consommation dans une semaine.

En tant que femme, il est recommandé de se limiter à 9 consommations par semaine (14 consommations pour les hommes).

Préférez le rythme d’une consommation à l’heure, en mangeant et en alternant avec des breuvages non alcoolisés comme de l’eau.

Tentez d’éviter l’ivresse qui risque d’augmenter les conséquences néfastes de tout ordre (une fête est toujours plus agréable lorsqu’on s’en souvient ! ! !).

Il n’est pas nécessaire de commencer à boire pour le bien-être du cœur. D’autres moyens peuvent être envisagés pour réduire les risques cardiaques comme des exercices légers et réguliers et une alimentation faible en gras.

Nous espérons que l’information diffusée vous plaira. Nous attendons avec impatience votre réaction, questions ou commentaires et nous vous assurons de la confidentialité de vos propos.

Pour les internautes, deux adresses :

Méducation http;// www.meduc.com
Éduc’ Alcool http:// www.ccsa.ca

Pour les lectrices :

Nadeau, Louise et Biron, Colette (1998)
Pour une meilleure compréhension de la toxicomanie, Les presses de l’Université Laval.

Pour nous rejoindre, Faites parvenir votre courrier à notre attention :

Chantal Dumas et Hélène Tremblay
Service à la communauté
110 Prince-Arthur Ouest
Montréal (Québec) H2X 1S7
Tél : (514) 982-4533, poste 226 ou 233
Télécopieur : (514) 982-0061

BIBLIOGRAPHIE

Guyon, Louise, Geoffrion, Yvonne (1997).La toxicomanie au Québec. Bilan des études épidémiologiques faites depuis 1990. Québec , Ministère de la santé et des services sociaux ; Direction de la planification et de l’évaluation. Collection Études et analyse, mai.

Québec, Ministères de la santé et des services sociaux. Direction de la formation et de l’adaptation de la main d’œuvre (1996). Programme de formation à l’intervention de première ligne auprès des adultes que la consommation d’alcool, de médicaments et d’autres drogues met en situation de risque. Québec, août.

PROGRAMME SANTÉ ACTI-MENU (1998)
Savez-vous boire? Pour profiter des plaisirs de l’alcool…. Et en éviter les désavantages.

SANTÉ ET BIEN-ÊTRE SOCIAL Canada (1990).
Les drogues et les méfaits. Ottawa.
Approvisionnement et services