Les monteurs et monteuses de lignes n’ont pas froid aux yeux. On les trouve sur la terre ou dans les airs, sous le soleil ou sous la grêle. Ils n’ont pas le choix : le public compte sur eux.
Manon Lefèvre fait partie de ses rares femmes à exercer ce métier périlleux.
Mon histoire
« Je travaillais à la construction de chemins de fer pour le Canadien National quand on m’a proposé de participer à un programme d’embauche féminin pour Hydro-Québec », raconte Manon Lefèvre. Cette dernière a été choisie avec cinq autres filles pour suivre la formation de six mois. L’apprentissage terminé, on les a intégrées à une équipe de travail. La dure réalité les attendait. « Je me souviendrai toujours de ma première journée. Les gars me disaient ‘’ retourne à tes chaudrons, ‘t’as pas d’affaire ici, tu voles la job à mon chum.’’ Je n’avais jamais été confrontée à autant d’hostilité. C’était très dur. Maintenant cela fait onze ans que je travaille comme monteuse chez Hydro et je peux dire que les hommes ont changé. Ils sont plus respectueux et ouverts d’esprit que leurs aînés. »
Mes atouts
« Être en forme physiquement : mon travail m’amène à chausser des bottines munies d’éperons pour grimper dans les pylônes; je dois monter dans des échelles, manipuler les outils très lourds. Ça demande une très grande endurance. »
« Travailler en équipe :car notre travail se fait en équipe »
« Une grande force de caractère : il arrive que les monteurs de lignes travaillent dans des conditions climatiques épouvantables (souvenez-vous de la terrible crise de verglas). Si on n’a pas un moral d’acier, impossible de tenir le coup. »
Mes plaisirs
«Un des plus grands avantages lié à mon travail, c’est celui de pouvoir travailler à l’extérieur ainsi voir défiler les saisons De plus, mon travail n’est jamais routinier. Par exemple, la journée peut commencer par le rebranchement d’une résidence privée. Ensuite, je peux être appelée sur les lieux d’un incendie pour couper l’alimentation électrique d’une maison ou encore sur les lieux d’un accident de la route pour dégager un véhicule pris sous un fil électrique. Je travaille également avec de gros appareils comme des disjoncteurs, des régulateurs et des interrupteurs. Et je peux très bien terminer ma journée dans les bois, perchée sur une branche pour rétablir le courant électrique dans une cabane à sucre. Il n’y a pas vraiment deux journées qui se ressemblent et ça me plaît beaucoup. J’adore mon métier et j’encourage toutes les filles qui voudraient y travailler à le faire. Salut, je vous laisse, mes poteaux m’appellent!.
F.R.O.N.T.
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